Catégorie : Autour de la kinésiologie

Visages

Ces traits qui nous définissent…

Depuis des millénaires, l’être humain cherche à se comprendre et à comprendre qui il est. Des méthodes ancestrales aux techniques de bien-être actuelles, il existe de nombreuses méthodes favorisant l’exploration de soi.

L’une d’entre elle, la Kinésiologie, utilise l’étude du comportement : La Structure/Fonction, héritière de  la personnologie. Cette méthode permet, à partir des traits du visage et de certaines parties du corps, de décoder les schémas de pensées qui inhibent ou motivent. Elle permet aussi de découvrir nos talents cachés ainsi que de repérer nos dispositions innées ou acquises.

Un aperçu historique permettra de mieux comprendre cette démarche.

Naissance de la Structure/Fonction : la Personnologie

Dans les années 30, Edward Vincent Jones, juge à la cour de Los Angeles, procède à des études sur les schémas comportementaux des personnes se présentant à son tribunal. Il s’aperçut que, d’après la physionomie, on pouvait prévoir le comportement. Passionné par ses découvertes, après plusieurs milliers de personnes passées dans sa salle d’audience, il prouva la relation entre les traits du visage et le comportement ; pouvant même « prédire » de manière fiable leur personnalité !

Par exemple :

  • Peau extrêmement épaisse, rides profondes (photo de gauche) : protégé de l’environnement physique, protégé des sensations physiques désagréables,
  • Peau extrêmement fine, rides peu apparentes (photo de droite) : sensible sur le plan physique,
  • Visage extrêmement large : confiant
  • Visage extrêmement long et étroit : prudent, en quête de réassurance,

Fox Mégane et Belmondo

Le juge Jones excellait dans ces « lectures de personnalité à froid » (Il en garda d’ailleurs des dossiers très détaillés) mais prenait toujours la distance voulue sur ces conclusions pour ne pas « enfermer » et s’enfermer dans des conclusions rigides.

S’inspirant des différents courants d’étude du comportement de l’époque (1), il en fit une synthèse sous le Vocable de Personnologie. Celle-ci se décrit comme une méthode qui permet de définir le comportement, les capacités innées, d’après les structures héréditaires basiques et les formes du visage.

Bien sûr, nous n’étions qu’au début de cette nouvelle « science » !

Soucieux de vérité, il soumit ses travaux à ses collègues, à des psychologues et des professionnels de santé. Aidé de Robert L. Whiteside et de son épouse Elisabeth, ils créèrent en 1957 l’International Centre for Personnology.

Robert Whiteside fut étonné de la lecture à froid faite par le juge Jones de sa femme Elisabeth. En effet, en pleine conférence, sans l’avoir jamais rencontrée auparavant, EV Jones fit une telle description de la personnalité de Me Whiteside que Robert, subjugué, devint le porte-étendard de cette nouvelle méthode révolutionnaire.

Convaincu, de 1950 à 1955 il étudia sur un échantillon de 1060 adultes 100 traits de physionomie pour ne retenir que les traits les plus pertinents.

De la Personnologie à la Structure/Fonction

De 1960 à 1963, avec l’aide de leur fils Daniel Whiteside, ils firent une vérification plus rigoureuse des traits de structure/fonction pour mettre en évidence les « proportions cellulaires » et le comportement. Leurs travaux ont montré le lien entre la génétique et le comportement ainsi qu’entre la génétique et l’apparence physique. En toute logique, ils en conclurent le lien entre le comportement et l’apparence physique :

« Au cours des années, les scientifiques ont montré de façon irréfutable que notre bagage génétique s’exprime dans notre structure et, par conséquent, dans nos comportements. »
(R. Whiteside)

En 1963, Godon Stockes et Daniel Whiteside prirent leur distance par rapport à l’enseignement originel et enlevèrent de la personnologie tout ce qui pouvait avoir un caractère de jugement moral où qui se référait à des normes sociales ou sexiste. Ils ont préféré davantage se concentrer sur la mise en relation de la fonction du trait avec la physiologie. Ils créèrent alors une toute autre approche appelée Structure/Fonction : chaque structure de notre visage révèle notre potentiel et la comparaison de ce potentiel avec notre vécu nous dit la manière dont nous l’utilisons.

Notion de Structure/Fonction

Toute organisation, qu’elle soit humaine ou non, repose sur un système structurel. Une structure, entendue au sens général, n’étant autre que l’organisation des parties d’un ensemble.

Le rapport structure/fonction est un concept important de la biologie. Il met en relation la manière dont une partie est faite (sa structure) et le rôle qu’elle remplit pour l’organisme (sa fonction).

Par exemple, le bec d’un étourneau ou d’un martinet est fait pour picorer les insectes, le bec d’un aigle est fait pour arracher la viande.

Oiseaux

Chaque espèce se nourrit d’aliments adaptés à sa structure/fonction et à son anatomie digestive – même l’Homme ! – : Il mange des légumes, des graines, de la viande ; la vache broute l’herbe, le fauve se nourrit de gibiers, l’oiseau avale des graines…

Ainsi la structure/fonction gouverne la physiologie mais plus encore, la psychologie !

Comment ça marche ?

Nos traits du visage ne sont pas façonnés « au hasard ». Ils sont en grande partie produits par notre génétique et par notre psychologie (système de croyance, estime de soi…). De nombreuses études scientifiques précisent qu’il existe des « gènes du comportement ». De la même manière qu’il existe des gènes pour gérer le fonctionnement du foie, il existe des gènes pour gérer le fonctionnement du cerveau (2). Le comportement étant déterminé par le cerveau, il n’y a qu’un pas pour affirmer que notre ADN détermine notre individualité instinctive.

Ainsi, notre corps, image de notre ADN, est l’image de notre personnalité.

Dans la Strucuture/Fonction, la comparaison des différences de proportions cellulaires dans une structure individuelle indique les différences de comportements. Ainsi, « Plus de cellules » indiquent plus d’une fonction comportementale données, alors que « moins de cellules » indiquent moins la même fonction.

La Structure/Fonction utilisée en Kinésiologie

Dans les années 80, Gordon Stokes (1929-2006) et Daniel Whiteside (1933-2013) établirent la liste définitive des 68 traits de structure/fonction et leurs comportements afférents (Exemple : visage large, « Je suis par nature confiant »).

Avec l’aide de Candace Callaway (1949-2005), ils édifièrent la méthode d’intégration cérébrale One Brain® – Three in One Concepts® s’appuyant sur (3) :

  1. Le corps et sa mémoire
    Interrogés par des tests musculaires, le corps et sa mémoire permettent de mettre en lumière les symptômes des troubles émotionnels et surtout d’en identifier la source.
  2. Le Baromètre du comportement et la Récession d’âge
    Le Baromètre du comportement (4) précise le ressenti (l’état émotionnel) vécu (Visage large : Intérêt / Chagrin – vit de l’intérêt si impliqué, du chagrin si ignoré). S’y ajoute le One-Liner définissant dans quelle situation ce comportement s’exprime le mieux (Visage large : confiante lorsque la personne se sent impliquée).
    La récession d’âge nous permet d’interroger la mémoire du corps afin d’aller rechercher les situations mal vécues dans le passé et de les débloquer.
  3. La structure-fonction : trait à mieux comprendre ou en déni.
    Le Déni : dans la réussite ou le désir de réussir, très souvent notre psychologie (système de croyances, peurs, estime de soi….) empêche nos forces instinctives de s’exprimer. C’est le Déni de sa « propre nature instinctive » causé par la peur, la douleur, la peur de la douleur. Ainsi le déni du Visage large – confiant – inverse le One-Liner : « Je ne suis pas confiante dans cette situation ».

Trait de la CONFIANCE EN SOI : Visage long ou large

Visages
Les procédures de kinésiologie restaurent l’expression des forces instinctives de l’individu afin de créer la réussite. Nous avons tous, en chacun de nous, les solutions aux défis que la vie nous offre.

Les praticiens en kinésiologie consacrent plus de 50 heures d’études des traits de structure-fonction.

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(1) La Physionomie (Johann Kaspar Lavater) – La phrénologe (Franz Joseph Gall et Johann-Caspar Spurzheim) – Types morphologies (Carl Gustav Jung) – La caractérologie (Heymans)
(2) Pierre Roubertoux – CNRS
(3) En savoir plus sur Stokes, Whiteside & Callaway
(4) Le Baromètre du comportement nous aide à mettre des mots sur ce que nous ressentons.

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> Voir également les champs d’application de la Kinésiologie

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